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Qu’est-ce que c’est que ce problème d’engagement dans les entreprises !?

Il y a ceux qui s’investissent de plus en plus fortement pour tenter de suivre le rythme des changements, projets, mutations.

Mais, leur intention est vouée à l’échec, puisque l’accélération est partout, dans et hors de l’entreprise et que finalement tout va trop vite à l’échelle planétaire !

Cela aboutit à de la frustration, à toujours plus d’engagement, parfois à des conduites addictives pour tenter de repousser encore un peu la limite, à des relations qui se tendent – voire plus de relations du tout – à du stress bien sûr, puis de l’hyper-stress jusqu’au burnout.

 

A l’inverse, il y a ceux qui se désengagent, pour qui le fossé est devenu trop profond entre leurs valeurs et leurs activités ou entre leurs valeurs et la mission de l’entreprise.

Beaucoup s’en vont, insatisfaits de leurs conditions de travail, espérant sans doute dans un marché actif qui leur permettra d’intégrer un poste en phase avec leur idéal de vie, dans un renversement du rapport de force entre les candidats et les entreprises.

Ceux qui ne partent pas dépriment. Parce qu’ils ne désirent plus leur travail, ils ne désirent plus le collectif. Ils s’isolent, comptent les jours avant le weekend, avant les vacances, avant la retraite et se sentent incapables de se mobiliser. Découragés, ils sont aussi décourageants pour leurs collègues qui compensent leur désinvestissement, et pas forcément de bon cœur.

 

Face à ça, deux attitudes sont possibles.

La première consiste à se dire que tous les salariés ne sont pas concernés par un problème d’engagement. Après tout, c’est vrai et en tournant habilement son regard vers ceux qui ne sont pas touchés, on évite de gérer un problème de conditions de travail … à court terme, bien sûr, jusqu’à ce qu’on se fasse rattraper par un manquement à l’obligation de santé et sécurité par exemple.

La seconde consiste à regarder de plus près ce qui se passe et de partir d’un état des lieux pour rechercher et mettre en œuvre des actions de terrain, adaptables, quasiment au cas par cas, et qui soient aidantes aussi pour les managers.

C’est tellement plus simple d’anticiper un risque psychosocial plutôt que de traiter en urgence les conséquences de sa survenue. On en est tous convaincu. Reste que cela demande du temps, de la méthode, du suivi, des idées et … encore un peu de temps !

 

Quelle serait mon aide ? Imaginez un couteau suisse en appui des RH !

Je peux vous accompagner sur tout ou partie de votre projet :

– la construction d’une démarche participative ;

– la réalisation et l’analyse d’un diagnostic sur l’engagement ;

– l’intervention en ateliers sur le sens au travail : comment passer d’une définition générale à une traduction personnelle qui redonne de l’élan ;

– la réflexion autour d’un plan d’actions ;

– la réalisation de certaines de ces actions pour lesquelles je suis spécialiste ;

– la mise en relation avec des prestataires en cas de besoin.

 

D’autres idées ? Nous pouvons en discuter.

 

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SQV(C)T 2022 – le sens au travail à l’honneur

La QVT est devenu QVCT. Autrement dit exit la qualité de vie au travail (QVT), vive la « qualité de vie et des conditions de travail ». Il va certainement falloir un peu de temps pour se faire au nouvel acronyme qui a pris sa place dans le code du travail le 31 mars 2022. Mais finalement, ce qui compte vraiment c’est de mettre en place des actions qui ont un effet concret et bénéfique pour les salariés et l’entreprise.

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Faites entrer la musique vivante dans votre entreprise

La musique est devenue une composante de l’amélioration de la qualité de vie et des conditions de travail dans beaucoup d’entreprises.

Là où elle se trouve, la musique est le plus souvent diffusée, c’est-à-dire que l’entreprise propose une play-list consensuelle dans les salles de repos, les lieux de passage ou les open-space. Pour éviter le risque d’overdose, d’appauvrissement, de creusement intergénérationnel, etc., un conseil : faites un sondage, variez régulièrement vos contenus et faites réaliser des play-lists collaboratives par vos salariés !

La musique diffusée se trouve aussi directement entre les oreilles de vos salariés : d’une part, le télétravail permet cet aménagement et, d’autre part, le décloisement des locaux conduit à un usage grandissant des casques audio pour s’isoler du bruit environnant notamment. On ne mesure évidemment pas encore l’impact de ces pratiques sur les relations entre collègues et la solidarité au travail, tout est une question de dosage sans doute.

Une chose est certaine : le collectif peut être au cœur des pratiques musicales et devenir un levier de cohésion sociale. Certaines entreprises ont mis en place des chorales de salariés, des orchestres d’entreprise ou, d’une manière plus ponctuelle, des team-bulding musicaux, pour favoriser la confiance en soi et le sentiment d’appartenance notamment. Il existe aussi des formats purement ludiques et conviviaux comme le blind-test musical, voire le karaoké.

En tant que musicien professionnel, violoncelliste et compositeur de musique électronique depuis 22 ans, je me dis qu’il y a beaucoup d’interactions entre nos deux mondes, la musique et l’entreprise, le musicien et le salarié. Pour moi, intervenir en entreprise, c’est partir à la rencontre d’un public, faire de la médiation culturelle, mettre en évidence des talents, des richesses, des porosités (vision, sens, goût, plaisir, curiosité, partage, etc.). En fait, j’utilise plusieurs façons pour faire entrer la musique vivante dans l’entreprise :
– un mini-concert ;
– une sieste musicale ;
– un team-building de musique électronique ;
– l’encadrement de répétitions d’un groupe de musiciens salariés amateurs ;
– une conférence musicale ;
– etc.

Évidemment, je m’adapte au contexte : il ne s’agit pas de transformer l’espace accueil en Zénith ! Pas question non plus de faire trembler tout l’immeuble à la première note ou de déclencher l’alarme des voitures de service !

Envie d’en savoir plus ? Contactez-moi.
erwan.martinerie@archipel146.fr
06 37 11 98 81

 

D’après une étude réalisée par LinkedIn et Spotify en 2017, la musique favorise la concentration pour 33% des travailleurs français interrogés, la motivation pour 65%, la détente pour 42% et augmente la productivité pour 80% (par voie de conséquence ?!).

Furniture in the beach shore

Entre psycho et sophro, ne pas choisir

Etude Workforce View 2020 : 29% des salariés français interrogés déclarent qu’ils pourraient discuter de leur stress avec des amis ou des collègues proches, mais seuls 15% oseraient l’évoquer avec leur manager et à peine 9% avec les RH.

La période de crise sanitaire a-t-elle changé cette donne ?

Les managers ont été attendus sur une meilleure qualité d’écoute, l’attention portés aux signaux faibles et aux problématiques personnelles, dans une relation individualisée.
La RH, très sollicitée sur les facteurs humains, a été investie d’un rôle de protection de la santé des salariés et de l’accompagnement des plus fragiles au cœur de la crise. Ce sont des évolutions qui nécessitent l’installation ou le renforcement de la confiance à tous les étages.

Difficile d’imaginer comment la période a pu impacter l’évolution des chiffres de cette étude, mais il faudrait un pas de géant pour qu’ils deviennent acceptables. En attendant, les cellules de soutien psychologique se sont développées, et s’il n’est pas possible d’estimer leur fréquentation par les salariés, leur bénéfice est indéniable pour ceux qui l’utilisent.

Reste que certains salariés peuvent ne pas y avoir recours. Ce peut être par simple défiance vis-à-vis d’une mesure mise en place par la direction – et là, rien à faire, sauf à continuer de communiquer sur la confidentialité et la neutralité du dispositif. Ce peut être également parce que la personne ne se sent pas concernée par cette offre… ou pas encore.

Certaines personnes sont « dures au mal », d’autres n’ont pas envie d’entrer en relation avec le psychologue, d’autres encore, les mêmes peut-être, seront davantage intéressées par une technique pour décompresser, une occasion de faire une pause et d’apprendre une méthode pour réduire l’impact de la pression, etc.

Je pratique la sophrologie en entreprise et je pense qu’elle est une alliée à une prise en charge psychologique. La sophrologie est une approche centrée sur la présence du corps, de la respiration et de l’ancrage. Elle est soit complémentaire, soit alternative au soutien psychologique des salariés en difficulté.

Une chose est sûre, le mauvais réflexe serait de réserver ce type de soutien uniquement en cas de crise. Au contraire, en pérennisant et en diversifiant les dispositifs, l’organisation familiarise ses salariés à cette offre ; elle l’intègre pleinement à la politique QVT et au plan d’actions RPS et elle lui permet d’être immédiatement active et efficace en cas de gestion de crise.
Attentive à la réalité objective de l’organisation, je m’adapte au fonctionnement et aux besoins, en déclinant mes interventions sophrologiques sous la forme de droit de tirage de séances individuelles en cabinet ou en visio, de permanences dans les locaux et d’animations de groupes.

 

Référence : étude Workforce View 2020 – ADP Research Institute (réalisée entre le 29/10/2019 et le 6/01/2020).

cerveau

Un coup de projecteur sur le bilan de compétences

Le bilan de compétences est un moment de réflexion sur soi à un moment de sa carrière professionnelle où on en ressent le besoin. Ce peut être pour plein de raisons qui vous sont propres et peut-être vous retrouvez-vous dans l’une des situations suivantes :

  • Booster votre candidature et gagner en assurance sur les entretiens d’embauche.
  • Prendre un temps de recul sur votre situation professionnelle et ce qu’elle produit sur votre existence en termes de satisfaction, d’équilibre, de sens.
  • Gagner en confiance professionnelle en faisant un point précis de vos compétences, de vos valeurs, de vos réussites, etc.
  • Envisager une reconversion en vous appuyant sur vos aspirations, sur vos expériences et élaborer un projet réaliste et motivant.
  • Réfléchir à un changement d’environnement de travail en ayant les yeux grands ouverts sur ce que cela implique concrètement pour votre équilibre de vie.
  • Avec l’intention de créer votre entreprise, pour consolider le projet et construire une feuille de route efficace.

Finalement, avec le bilan de compétences, vous faites le point, vous prenez conscience de certains déséquilibres, vous ajustez, vous identifiez toutes vos ressources, vous consolidez votre confiance, vous vous recentrez sur un projet qui prend forme.

Comment financer votre bilan de compétences ?

Faites appel à vos droits CPF.
Petit rappel anti-trou-de-mémoire : Le CPF, c’est le compte personnel de formation. Il concerne tous les actifs et permet d’acquérir des droits en euros pour continuer à se former tout au long de sa vie professionnelle.
Un seul endroit pour vérifier vos droits CPF : https://www.moncompteformation.gouv.fr.
Petit rappel anti-arnaque : le conseiller en bilan de compétences ne vous demandera jamais vos codes CPF (numéro de sécurité sociale, identification de connexion) et aucun professionnel n’est autorisé à vous les demander.

Mais avant de se lancer, il est bon de contacter deux ou trois conseillers en bilan de compétences : c’est l’occasion de verbaliser votre demande, de discuter du déroulement et de voir avec qui vous avez envie de continuer

Pensez-y…ou mieux encore, agissez !

Vous vous posez des questions, vous souhaitez échanger sur votre situation ou en savoir plus sur la manière dont j’accompagne les personnes dans leur bilan de compétences ?

Quelques infos :

En tant que conseillère en bilan de compétences, je travaille avec le cabinet de formation, conseil et coaching Maâtura, certifié Qualiopi.
Si vous voulez en savoir plus sur mon profil, c’est ici et ici.
Et pour que nous puissions échanger sur votre questionnement : envoyez-moi un message avec vos coordonnées, quelques mots sur votre situation et je vous proposerai quelques créneaux par téléphone ou visio.
Sandrine.maes@archipel146.fr

brouillard

Quick win

Sans sombrer dans le pessimisme, avouons que nous guettons les prochaines mesures relatives à la reprise de l’épidémie avec un tantinet d’appréhension (un peu de lecture : https://theconversation.com/covid-19-si-lepidemie-continue-a-ce-rythme-il-faudra-des-mesures-plus-fortes-pour-eviter-les-tensions-hospitalieres-172589 ). Nos projets à moyen ou long terme se confrontent au bon sens et on se dit légitimement qu’on va devoir réduire la focale parce que la visibilité est de nouveau bien courte ! Alors, dans le brouillard, on avance à petits pas, mais on avance quand même parce que « la vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre » (ça sonne bien mais ce n’est pas de moi, c’est d’Albert Einstein). Évidemment, pour certains, la vie c’est plutôt comme une fusée et dans ce cas, le brouillard, voyez-vous…

 

Bref, avec mon associé préféré, nous avons enfourché notre vélo-tandem et nous nous sommes dit que c’était le moment du quick win ! Vous savez cette action à gain rapide qui ne nécessite aucun budget dédié et qui vise à obtenir un résultat tangible rapidement. Et justement, nos idées ont tourné autour de « propositions embarquées » : des actions autonomes, vite mises en œuvre, de courtes durées et peu contraignantes.

Bien sûr, nous tenons la boussole sur nos sujets de fond, comme d’accompagner une démarche QVT adaptée aux moyens et aux enjeux d’une entreprise. Nous ne lâchons rien sur le qualitatif, mais nous nous adaptons aux circonstances et nous pensons que nos clients sont aussi dans cette situation : continuer d’améliorer les conditions du travail, même en avançant à petits pas !

Des exemples ? La dernière fois nous vous avons parlé de la récupération flash : une intervention rapide et efficace dont l’ambition est simple (c’est ici pour ceux qui n’ont pas lu l’article) ! Nous chérissons aussi la sieste musicale en entreprise parce que le violoncelle, c’est beau et la musique, ça ouvre l’esprit ! Contactez-nous car vous avez sûrement envie de faire avancer une idée et ça nous intéresse.

Enfin, un clin d’œil aux gourmands, pour combattre la morosité, fêter Noël et donner des idées à offrir : nous lançons des séances collectives et des cartes cadeau sur la sophrologie & le chocolat ! Imaginez un peu, approfondir le plaisir du chocolat (fournit par Stéphane Pasco) par l’expérience de la sophrologie : se poser, se centrer et éveiller ses sens pour vivre intensément la croque, le nez, le parfum, et plus encore… Un moment joyeux et gourmand autour du chocolat ! Mais, NON, NON, NON ! ÇA, NOUS NE LE FERONS PAS EN ENTREPRISE… enfin, sauf cas d’urgence ! C’est ici pour en savoir plus : . The total quick win à la nantaise !

 

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Récupération flash : un premier secours pour garder les yeux ouverts

💤 Nous passons, en moyenne, entre 25 et 27 ans de notre vie à dormir, et s’il ne fait pas tout, le sommeil est tout de même l’un des facteurs déterminants du bon déroulement de nos journées. Or, lorsque nous arrivons au travail, nous ne laissons ni notre corps, ni notre cerveau au vestiaire ! Tout le monde – collègues, clients, fournisseurs, y compris nous-même – profite ainsi, d’une manière ou d’une autre, de notre forme physique et mentale, qu’elle soit bonne ou mauvaise.

⚠ Évidemment, les troubles du sommeil perturbent la journée de travail : baisse d’énergie, de dynamisme, somnolence, baisse de la concentration et de la capacité à ne pas faire d’erreur, altération du jugement, troubles de l’humeur, etc. Mais l’inverse est aussi vrai car le sommeil est fréquemment conditionné par le travail (rythmes, déplacements, environnement, stress, etc.)

 👉 A titre individuel, nous pouvons prendre conscience de ce qui cloche dans la manière dont nous préparons notre sommeil et décider de nous impliquer, de changer certaines habitudes, de prendre soin de notre sommeil et autant que possible par rapport à nos contingences : adapter notre durée de sommeil à nos besoins, avoir des horaires de coucher et de lever réguliers, se ménager un environnement favorable au sommeil, se défaire de l’emprise de nos écrans, etc.

☀ Le sophrologue est un bon allié pour qui s’engage dans cette voie d’amélioration. Cela peut commencer par l’apprentissage d’une récupération flash (ou sieste flash) à déclencher quand le besoin s’en fait sentir. Certaines entreprises proposent à leurs salariés la découverte de cette pratique et l’intègrent dans la journée de travail pour favoriser la vigilance.

 

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LA “TEXT-ANXIETY” : TROUBLE ANXIEUX DES TEMPS MODERNES

On connaissait la « test-anxiety », c’est-à-dire l’anxiété de performance qui est à rapprocher de la peur de l’échec et qui se manifeste par une forte appréhension face à des situation d’évaluations ou dans lesquelles on peut se sentir jugé.

On peut parler de la tech-anxiety, c’est en tout cas le titre d’un ouvrage de Christopher A. Sims dont le projet est d’examiner la représentation de l’anxiété face à la technologie que les humains ressentent lorsqu’ils rencontrent des intelligences artificielles. Le titre exact est « Tech Anxiety : Artificial Intelligence and Ontological Awakening in Four Science Fiction Novels » … Je le lirai dès qu’il sera paru en français 😉 !!
Voilà qu’apparaît la text-anxiety : « l’angoisse liée aux innombrables messages que l’on reçoit et auxquels on n’a pas le temps de répondre ». Pour plus d’explication, lisez cet article, issu de la newsletter de TechTrash (newsletter dont je trouve la lecture parfaitement réjouissante !).

L’anxiété est une réaction d’activation du corps et de l’esprit devant une menace. Ces menaces ont évolué : elles étaient d’ordre physique (le froid, la faim, les prédateurs, etc.), elles sont devenues plus abstraites (perte de sécurité, de reconnaissance, d’estime, de visibilité, de contrôle, etc.). Mais, ces menaces déclenchent les mêmes mécanismes qui peuvent aboutir à un cercle vicieux.  En s’engageant dans une démarche adaptée à ses préférences (psychologie, sophrologie, coaching, etc.), on peut apprendre à relativiser les situations et à équilibrer nos réactions pour se mobiliser sans s’épuiser.

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Le manager, le travail hybride & le lâcher-prise

Il y a énormément de choses à lire sur le management post-COVID, beaucoup de réflexions, beaucoup d’hypothèses intéressantes.[1]

Au travers de ces lectures, le plus grand nombre s’accorde à dire que :

  • la forme hybride présence/télétravail est le mode d’organisation désormais normal. De là, le travail devient moins le lieu où l’on se rend que l’activité à laquelle on consacre du temps et dans laquelle on désire trouver du sens. Outre ce désir de sens, les salariés attendent que l’organisation reconnaisse leur besoin de confiance, de souplesse, d’équilibre – gage de leur motivation ;
  • la période de crise a demandé aux managers de développer une animation rapprochée pour gommer la distance, éviter le décrochage de certains collaborateurs et contenir les risques psycho-sociaux : le point nodal était moins dans le maintien de la relation à l’équipe que dans l’accroissement, voire la création, d’une relation interpersonnelle avec chacun des collaborateurs ;
  • arrivés au bord de l’épuisement pour eux-mêmes, si ce n’est au burnout, ils doivent désormais incarner le changement de posture que semble attendre l’organisation : disponibilité, écoute, empathie, équité dans la disparité, fluidité dans les échanges, prise en compte des besoins psychologiques de chacun. Une injonction au lâcher-prise !

Ce n’est pas pour dire, mais il y aurait – aussi – tout intérêt à apporter beaucoup d’attention, de temps et de soutien au manager et à sa communauté managériale, pour éviter de le laisser seul face à son stress et d’épuiser totalement la ressource. Comment s’y prend-on ? Par exemple, en lui permettant :

  • d’identifer et gérer ses propres émotions ;
  • de réfléchir à ce que l’organisation et l’équipe attendent de lui ;
  • de repérer clairement ce sur quoi il peut compter pour se sécuriser.

Bref, il s’agit de lui donner de la disponibilité, de l’écoute, de l’empathie, de l’équité dans la disparité, etc., l’accompagner en somme !

[1] On peut lire par exemple un article de Soufyane  Frimousse et Jean-Marie Peretti. (Frimousse, Soufyane, et Jean-Marie Peretti. « Quel style de management dans l’organisation post-Covid ? », Question(s) de management, vol. 34, no. 4, 2021, pp. 97-171. https://www.cairn.info/revue-questions-de-management-2021-4-page-97.htm) dans lequel 139 enseignants-chercheurs, dirigeants d’entreprise, DRH, responsables opérationnels, experts et consultants de 21 pays apportent leur regard.

On peut également se référer au bilan réalisé par l’ANACT au terme de la SQVT2021 ( https://semaineqvt.anact.fr/blog/la-sqvt-2021-est-terminee-4-idees-retenir#.YWF-S7EBYkA.link).

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LA MUSIQUE ADOUCIT LES MŒURS…MAIS PAS QUE !

La musique est le sujet de nombreuses études en sciences sociales, neurosciences ou philosophie, qui démontrent ses bienfaits pour notre corps et notre esprit.

A grands traits, on peut retenir :

De manière générale, la musique offre un espace sonore rassurant et apaisant qui s’oppose à la cacophonie et aux « menaces » de notre environnement. Si nous ne vivons plus parmi les animaux sauvages, nous restons les héritiers d’une audition aux aguets. L’ouïe est le 1er sens qui nous avertit d’un danger : on peut entendre ce que nous ne voyons pas encore ! En nous installant dans l’écoute choisie d’une composition, c’est-à-dire d’une création humaine, on échappe à la peur du prédateur.

D’un point de vue physiologique cette fois, l’écoute de la musique déclenche des réactions, comme la production d’hormones favorisant notamment la joie, la motivation, la créativité et la confiance. Elle a aussi une influence sur le fonctionnement de notre cerveau : elle favorise de nouvelles connexions améliorant la mémoire et la concentration ; elle active les zones responsables de l’empathie et de la sociabilité.

Enfin, et dans la mesure où la musique est pratiquée ou écoutée en groupe, cette prédisposition à la sociabilité démultiplie les effets positifs ressentis par chacun. Liesse, harmonie, synchronisation, etc. : la musique joue un rôle fédérateur.

Réduire son stress, améliorer ses capacités cérébrales et sa sociabilité … Non ?! Ne me dites pas que la musique serait un appui pour la qualité des relations de travail !

Illustration : Paul De Vos, concert d’oiseaux